Au Burkina Faso, une livraison finit souvent par un appel : « Après le château d’eau, le portail vert à côté de la boutique. » Depuis le 20 octobre 2026, chaque concession du pays, chaque cour, villa et maison, a un code d’adresse N-Ways : 8 421 943 en tout, de Ouagadougou à Bobo-Dioulasso et de Dori à Gaoua.
Ce qu’est un code
Un code est le nom de votre quartier ou de votre village et un numéro court, dit par paires comme un numéro de téléphone. Koulouba 17 76, une concession près de l’aéroport de Ouagadougou, se dit « Koulouba, dix-sept, soixante-seize ». D’autres codes réels : Wayalguin 13 21 près de la gare de l’Est, Caisse 13 63 près de Ouaga 2000, Koudougou 11 485, Kaya 34 752, Dori 14 311. Le numéro a trois chiffres dans les petits villages, quatre dans la plupart des lieux et cinq dans les plus grands, dits comme une paire et une centaine : Bobo 26 206 près du Grand Marché. Il n’en a jamais plus de cinq. Le nom du code ne dépasse jamais 12 caractères et deux mots, et le nom complet marche toujours quand on le tape.
Le code appartient à toute la concession et mène à son portail, pas au milieu d’un toit. Une cour avec plusieurs maisons, une cuisine, un grenier et des chambres en location a un seul code.
Sur une rue codifiée, l’adresse officielle vient d’abord
Ouagadougou et Bobo-Dioulasso codifient leurs rues, comme « Rue 15.123 », et les communes numérotent de nouveau les portes. Là où la commune donne une adresse, elle reste l’adresse officielle, écrite comme la commune l’écrit, et N-Ways l’affiche en premier : la rue aujourd’hui, le numéro de porte dès qu’il est connu. Le code N-Ways se place à côté, pour le dire au téléphone et distinguer les ménages d’une cour qui partagent un portail.
Un code, un lieu, dans tout le pays
Beaucoup de noms se répètent : 74 lieux s’appellent Natenga, 43 Douré et 38 Tanghin. Chaque lieu du même nom partage donc une seule série nationale de numéros, un bloc chacun. Natenga 10 016 est à Pabré et Natenga 10 286 à Dapélogo, et aucun n’a besoin de sa commune après lui. Les orthographes se rejoignent aussi : Tanghin, Tanguin et Tangin, ou Ouatinoma et Watinoma, sont un seul nom.
En ville, on dit « secteur 15 », mais aucune carte des secteurs n’est publique : les codes utilisent donc le quartier. Sur une plaque, un colis ou un formulaire, un code s’écrit simplement Koulouba 17 76. Il n’y a rien d’autre à retenir.
Comment obtenir le vôtre
- Ouvrez N-Ways chez vous et touchez Obtenir mon code. L’application trouve la concession où vous êtes et affiche son code.
- Pas chez vous ? Trouvez votre concession sur la carte et touchez-la, ou posez une épingle dessus.
- Partagez-le d’un geste, par WhatsApp ou par SMS. Peignez-le sur le portail si vous le voulez.
Chaque code commence provisoire et devient confirmé quand les habitants confirment dans l’application qu’il est juste. Une maison trop récente pour être sur la carte reçoit un code sur-le-champ. Les codes ne changent jamais et ne sont jamais donnés à un autre logement.
Un code pour n’importe quel point
Chaque point du Burkina Faso a aussi un code de point sur une grille de dix mètres, qui marche hors ligne : BF-10000 E1885 N1262 pour Koulouba 17 76. Il sert pour un étal à Rood-Woko, un champ du Guiriko ou un lieu sans maison.
Ce qu’un code n’est pas
- Pas un titre foncier. Il ne prouve ni la propriété ni le droit d’occuper une parcelle, et ne remplace ni le PUH, ni l’attestation d’attribution, ni le titre foncier.
- Pas un code postal. Le code postal de La Poste reste ce qu’il est ; la forme machine de chaque code commence par lui.
- Rien sur les personnes. Un code décrit un lieu. Aucun nom d’habitant n’est gardé avec lui.
Ouvert aux développeurs
Le modèle, le moteur et les zones des codes sont ouverts sur GitHub. Les livreurs, les banques, les commerces et les services publics peuvent décoder les codes dans leurs propres systèmes, hors ligne s’il le faut. L’article de recherche explique chaque règle, avec les mathématiques qui la fondent.