Au Cameroun, une livraison finit souvent par un appel : « Après le carrefour, le portail bleu en face du snack. » Une boîte postale ne dit rien de l’endroit où l’on vit. Depuis le 21 octobre 2026, chaque concession du pays, chaque villa et chaque maison, a un code d’adresse N-Ways : 7 243 272 en tout, de Douala à Maroua et de Bamenda à Kribi.
Ce qu’est un code
Un code est le nom de votre quartier ou de votre village et un numéro court, dit par paires comme un numéro de téléphone. Bonapriso 14 01, une concession de Douala Ier, se dit « Bonapriso, quatorze, zéro un ». D’autres codes réels : Intendance 137 près du Marché Central de Yaoundé, Omnisports 16 66 près du stade Ahmadou Ahidjo, Congo 15 83 près du Marché Central de Douala, T-junction 15 90 à Bamenda, Famla 12 710 à Bafoussam. Le numéro a trois chiffres dans les petits lieux, quatre dans la plupart et cinq dans les plus grands et les plus répétés : Mokolo 18 834 près du marché Mokolo. Il n’en a jamais plus de cinq. Le nom du code est en français ou en anglais, la langue de son arrondissement, ne dépasse jamais 12 caractères et deux mots, et le nom complet marche toujours quand on le tape.
Le code appartient à toute la concession et mène à son portail, pas au milieu d’un toit. Une concession avec plusieurs maisons, une cuisine et des chambres en location a un seul code.
Sur une rue codifiée, l’adresse officielle d’abord
Yaoundé codifie ses rues, comme « Rue 1.014 », et Douala numérote des portes. Là où la commune donne une adresse, elle reste l’adresse officielle, écrite comme la commune l’écrit, et N-Ways l’affiche en premier : la rue aujourd’hui, le numéro de porte dès qu’il est connu. Le code N-Ways se place à côté, pour le dire au téléphone et distinguer les ménages d’une concession qui partagent un portail.
Un code, un lieu, dans tout le pays
Beaucoup de noms se répètent : 30 lieux s’appellent Adjap et 27 Melen. Chaque lieu du même nom partage donc une seule série nationale de numéros, un bloc chacun. Adjap 10 50 et Adjap 48 50 sont dans des arrondissements différents, et aucun n’a besoin de sa ville derrière lui. Les orthographes se rejoignent aussi : Ngoa-Ekellé et Ngoa Ekele, ou Djoungolo et Joungolo, sont un seul nom.
Un repère n’est jamais le nom : « Carrefour Laboratoire Meka » devient Meka, « Mission Catholique Mokolo » devient Mokolo. Sur une plaque, un colis ou un formulaire, un code s’écrit simplement Bonapriso 14 01. Il n’y a rien d’autre à retenir.
Comment obtenir le vôtre
- Ouvrez N-Ways chez vous et touchez Obtenir mon code. L’application trouve la concession où vous êtes et affiche son code.
- Pas chez vous ? Trouvez votre concession sur la carte et touchez-la, ou posez une épingle dessus.
- Partagez-le d’un geste, par WhatsApp ou par SMS. Peignez-le sur le portail si vous voulez.
Chaque code est d’abord provisoire et devient confirmé quand les habitants indiquent dans l’application qu’il est juste. Une maison trop récente pour être sur la carte reçoit un code sur place. Les codes ne changent jamais et ne sont jamais donnés à un autre logement.
Un code pour n’importe quel point
Chaque point du Cameroun a aussi un code de point sur une grille de dix mètres, qui marche hors connexion : CM-DLA1 E0449 N0268 pour Bonapriso 14 01. Il sert pour un étal du marché Mokolo, un champ de l’Ouest ou un lieu sans maison.
Ce qu’un code n’est pas
- Pas un titre foncier. Il ne prouve ni la propriété ni le droit d’occuper un terrain, et ne remplace ni le titre foncier ni aucun plan cadastral.
- Ni une boîte postale ni un code postal. Votre BP reste ce qu’elle est, et les codes de commune de Campost, une fois publiés, se placent à côté du code.
- Rien sur les personnes. Un code décrit un lieu. Aucun nom d’habitant n’est gardé avec lui.
Ouvert aux développeurs
Le modèle, le moteur et les zones des codes sont ouverts sur GitHub. Livreurs, banques, commerces et services publics peuvent décoder les codes dans leurs propres systèmes, hors connexion s’il le faut. L’article de recherche explique chaque règle, avec ses mathématiques.